Ugitech – Ugine : un licenciement inadmissible16/05/20182018Journal/medias/journalnumero/images/2018/05/2598.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Ugitech – Ugine : un licenciement inadmissible

Début mai, l’aciérie de l’usine Ugitech, située non loin d’Albertville en Savoie, a été arrêtée près d’une semaine par une grève.

Une bonne partie des ouvriers sont scandalisés par le licenciement d’un de leurs collègues, et il y a de quoi !

Des membres de la direction sont venus le chercher au petit matin sur son poste de travail pour le raccompagner comme un voleur à la porte de l’usine. Il lui est reproché, deux mois après les faits, d’être intervenu en ne respectant pas à la lettre les procédures lors d’un banal incident de coulée dans le but de maintenir la production.

Ce n’est évidemment pas la première fois que cela arrive, car les carnets de commandes sont pleins et la pression de la direction pour les honorer est constante. C’est aux yeux de tous un prétexte, car le travailleur en question est non seulement expérimenté – il était en passe d’avoir une promotion – mais aussi particulièrement sensible aux questions de sécurité en tant que pompier volontaire.

C’est le cinquième licenciement en quelques mois depuis le changement de direction il y a deux ans. Même le médecin du travail a été remercié. Maintenant sur les 1 200 salariés que compte l’entreprise, près de 80 travailleurs ne peuvent même pas passer la visite de reprise après un arrêt de travail. Par contre, la direction a les moyens de payer un cabinet parisien pour faire des visites de contrôle à domicile.

Mais cette fois, cela ne passe pas. La première semaine de grève a été très bien suivie dans le secteur de ce travailleur et a été un sérieux avertissement pour la direction. Ses camarades sont décidés à ne pas en rester là et vont reprendre les actions après les ponts.

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