Travailleurs de la fonction publique : dans la rue le 22 mai !

16 Mai 2018

Après les manifestations réussies du 10 octobre et du 22 mars, le 22 mai sera une nouvelle journée de mobilisation pour les travailleurs de la fonction publique. Toutes leurs organisations syndicales y appellent conjointement et des manifestations auront lieu dans de nombreuses villes.

Les revendications mises en avant sont limpides. Les grévistes et les manifestants, ainsi que ceux qui les soutiennent, rejettent le projet gouvernemental de suppression de 120 000 postes d’ici la fin du quinquennat, qui entraînera la dégradation des services publics indispensables à la population. Ils exigent aussi que leur pouvoir d’achat cesse de s’effondrer et que leurs salaires soient sérieusement augmentés.

Le plan CAP 2022, destiné à réaliser 4,5 milliards d’économies annuelles aux dépens des usagers et des salariés, ne signifie rien d’autre que des chômeurs en plus, des salaires en baisse, des retraites régulièrement amputées. Il signifie aussi de plus en plus de difficultés à se soigner, à voyager au quotidien dans des transports en commun ponctuels et en bon état, à scolariser ses enfants dans de bonnes conditions, à recevoir son courrier ou à accéder aux services postaux, à se trouver bien traité au soir de sa vie en Ehpad ou maison de retraite, etc.

Depuis 2007 et le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux décidé par Sarkozy, les attaques n’ont pas cessé. L’État-patron organise la dégradation des conditions de travail de ses employés, titulaires ou précaires de plus en plus nombreux. Il baisse les salaires grâce au gel du point d’indice et à l’instauration d’un jour de carence en cas d’arrêt maladie, ainsi qu’en tentant d’introduire une rémunération dite au mérite qui a le même objectif.

Les salariés du secteur public, comme l’ensemble de la classe ouvrière, sont dans la cible de Macron et Philippe, qui agissent en mandataires du grand patronat. Les cheminots ont riposté aux attaques qui les visent, approuvés, soutenus et en certaines occasions suivis par de nombreux autres travailleurs. Le 22 mai doit être une nouvelle étape, le plus massive possible, de cette réaction ouvrière.

Viviane LAFONT