Vallourec Saint-Saulve : grève à la Tuberie

02 Mai 2018

Depuis mardi 24 avril, une grande partie des 410 ouvriers de la Tuberie Vallourec de Saint-Saulve, dans le Nord, sont en grève. La production est à l’arrêt et 80 d’entre eux se relaient en deux équipes devant les entrées du site, qui comprend aussi l’aciérie Ascoval, où la menace de fermeture plane sur les 300 salariés restants.

Fin février, à l’annonce de 164 suppressions d’emplois à la Tuberie, ainsi que l’arrêt de la ligne chaudière, les travailleurs avaient fait eux-mêmes tourner une pétition dans les ateliers, et une écrasante majorité s’est prononcée pour une prime de 150 000 euros par salarié licencié. C’est largement payable par Vallourec : pour 164 personnes, c’est moins de 2 % de ses bénéfices en 2014 et 2015 !

La grève couvait depuis des jours. L’acceptation par des responsables syndicaux, en particulier celui de la CGT, de discuter avec la direction d’une prime de licenciement de seulement 30 000 euros et de mesures privant les travailleurs de moins de dix ans d’ancienneté de certaines garanties financières en cas de licenciement, n’a pas calmé les choses, au contraire.

La grève a éclaté et obligé la direction à rediscuter en urgence avec les syndicats des modalités du plan de licenciements.

Le responsable CGT de l’entreprise n’est pas avec les grévistes, ceux de la CFDT sont venus dire qu’ils n’étaient pas d’accord avec la grève, mais qu’ils ne laissaient tomber personne. Les grévistes leur ont dit qu’il était hors de question de reprendre le travail. Ils sont déterminés et ont déjà gagné une partie : ne pas se laisser licencier sans réagir.

Correspondant LO