Université Paris I : la mobilisation continue

02 Mai 2018

Malgré les évacuations le 20 avril des deux centres occupés de l’université Paris 1, Pierre Mendès-France (Tolbiac) et Saint-Charles, la mobilisation étudiante continue.

Le gouvernement espérait en finir avec elle en évacuant les centres universitaires à la veille des vacances et des examens de fin d’année. S’il y n’y a pas eu de manifestation massive pendant les vacances, certains étudiants ont continué à se mobiliser.

Ainsi, l’évacuation de Tolbiac n’a pas empêché quelques dizaines d’étudiants de continuer à populariser leur mouvement et préparer la manifestation du 1er mai. Ils ont cherché à s’adresser à d’autres étudiants malgré les vacances, dans des résidences du Crous ou à la porte de restaurants universitaires.

Et puis ils sont aussi allés s’adresser à des travailleurs. Bien entendu, les rencontres les plus nombreuses ont eu lieu avec des cheminots ces dernières semaines, en participant aux rassemblements organisés par les syndicats par exemple. Les vacances ont aussi donné l’occasion de s’adresser à des hospitaliers, à la Pitié-Salpêtrière ou à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre, en distribuant des tracts et en discutant. Les étudiants qui ont participé à ces rencontres ont pu mesurer le recul des conditions de travail et le manque de moyens alloués par l’État dans tous les services publics utiles à la population. Ils se sont renforcés dans la conviction que se donner les moyens de discuter, avec d’autres étudiants ou des hospitaliers, était la meilleure façon de continuer à se mobiliser.

Le 30 avril avait lieu la rentrée des lycées en région parisienne. C’est donc tout naturellement que la semaine a commencé en allant s’adresser aux lycéens, avec l’objectif d’être le plus nombreux possible aux manifestations des 1er et 3 mai avec les cheminots et les enseignants.

Au moins quatre sites de l’université de Tolbiac sont toujours fermés par la présidence. Le centre Saint-Charles, rouvert le 30 avril et aussitôt réoccupé, a été évacué par les CRS dans la journée. Mais cela n’empêche pas la continuation du mouvement.

Correspondant LO