Gattaz : boni… menteur

02 Mai 2018

« J’ai expliqué, en 2013, que nous pouvions créer un million d’emplois », pérorait Gattaz, le patron du Medef, devant le micro de France Inter au lendemain de l’annonce d’une prétendue baisse du chômage.

Et de s’attribuer un satisfecit pour une campagne de communication qui, en effet, a été une occasion de marteler des années durant, aux oreilles gouvernementales, les desiderata patronaux. Et en effet les patrons ont obtenu, grâce au pacte de responsabilité de 2014, 30 milliards de baisses de cotisations pour leurs entreprises, auxquels se sont ajoutés 20 milliards de CICE (crédit d’impôts compétitivité emploi) par an, sans aucun engagement en termes d’embauches. Hollande y avait ajouté, gratuitement pourrait-on dire, la baisse à 28 % de l’IS, l’impôt sur les sociétés, pour 2020, que Macron, en bon Monsieur Plus, va aplatir à 25 % pour 2022.

Gattaz ment aujourd’hui autant qu’hier. Qu’il cherche à obtenir un golden parachute avant de quitter la tête du Medef, cela peut se comprendre, surtout après avoir investi dans un château du 17e siècle dans le Luberon, avec 35 hectares de vignes classées – c’est Le Canard qui le dit.

V. L.