PSA : Tavarès récompensé par les actionnaires

25 Avril 2018

Réunis en conseil d’administration, les actionnaires du groupe PSA, dont ses trois principaux, la famille Peugeot, le groupe Dongfeng et l’État par l’intermédiaire de la BPI (Banque publique d’investissement), ont voté l’attribution d’une prime d’un million d’euros à leur PDG Carlos Tavarès, pour le féliciter de son rôle dans « la performance exceptionnelle de PSA ».

Ils ont également récompensé sa mise en œuvre en cent jours de l’opération de rachat d’Opel par PSA et des 3 700 suppressions d’emplois en Allemagne d’ici 2020. Car c’est bien d’une prime à la casse de l’emploi qu’il s’agit, comme le dénoncent les militants des syndicats CGT du groupe PSA.

Tavarès est à la tête de PSA depuis trois ans. Il a été recruté avec un salaire annuel d’embauche de 5,24 millions d’euros, alors que le groupe était déclaré en quasi-faillite. Depuis, plus de 25 000 emplois en CDI ont été supprimés dans le groupe et PSA a déclaré en 2017 un bénéfice de 1,9 milliard d’euros, en hausse de 11 % par rapport à 2016. Aujourd’hui, des milliers d’emplois sont supprimés chez Opel et les suppressions d’effectifs continuent chez PSA. Et Tavarès va recevoir un million d’euros en prime, ce qui fera monter sa rémunération annuelle 2017 à 6,7 millions d’euros, soit 18 350 euros pour chaque jour de l’année, dimanches et jours fériés compris, l’équivalent d’un an de salaire d’un ouvrier.

Sur le premier trimestre 2018, le chiffre d’affaires du groupe a fait un bond de 42,1 %. Et tous ces chiffres record sont obtenus parce que des emplois sont supprimés par milliers et du fait d’une organisation infernale sur les chaînes de production qui épuisent les ouvriers.

C’est tout cela qui motive le cadeau octroyé par les actionnaires à Tavarès. C’est une sale prime à un serviteur des patrons, acquise avec la sueur et la peau des ouvriers.

Correspondant LO