Macronneries

25 Avril 2018

À Saint-Dié...

À Saint-Dié-des-Vosges, mercredi 18 avril, Macron s’est heurté à des cheminots en colère venus défendre leurs revendications. Ensuite, la promenade en centre-ville a tourné à l’altercation permanente, malgré le cortège présidentiel et la police : retraités mécontents de l’augmentation de la CSG, étudiants refusant la sélection à l’université, gens révoltés par la situation dans les Ehpad ou par l’expulsion des zadistes de Notre-Dame-des-Landes...

Face aux manifestants en colère, la réponse a été : « Si je cède sur les 80 km/h, si je cède aux cheminots qui râlent, puis sur Notre-Dame-des-Landes, alors demain c’est fini, on ne tient plus rien, on ne fait plus rien. » Raison de plus pour continuer de protester !

…et en Amérique

Son voyage officiel aux États-Unis est l’occasion pour Macron de se mettre en scène et de prendre la pose de dirigeant de stature internationale. Les médias français se prêtent si complaisamment à ce cinéma qu’on croirait Macron visitant Hollywood plutôt que Washington.

En dehors des amabilités de circonstance devant les caméras, Trump et Macron vont certainement discuter plus concrètement de certains sujets qui importent aux grands bourgeois de leurs pays respectifs. La mise en place de tarifs douaniers protectionnistes ou le partage des marchés au Moyen-Orient sont certainement des points où les intérêts des grands groupes capitalistes français et américains sont en partie divergents. En conséquence, les positions politiques des États, et des présidents qui les défendent, divergent aussi.

Macron peut bien prétendre qu’il parle d’égal à égal avec le président américain. En réalité, le puissant impérialisme américain fera ce qu’il voudra, et le petit impérialisme français ce qu’il pourra.

Cocoricouac

Au lendemain des représailles contre la Syrie, Macron avait qualifié, en toute modestie, l’opération de « parfaitement conduite, comme très peu d’armées au monde sont capables de le faire ». En bon VRP de Dassault et de la filiale d’Airbus MBDA, il espérait faire la promotion des Rafale et des tout nouveaux missiles de croisière auprès d’éventuels clients, l’Arabie saoudite, l’Égypte ou l’Inde.

Las ! les véritables performances de l’armée ont fuité et, loin de faire carton plein, les ratés ont été nombreux. Deux des trois frégates auraient été incapables de lancer les missiles de croisière, et un Rafale a dû larguer un missile d’une valeur de 850 000 euros en mer parce qu’il n’avait pas pu tirer. La ministre des Armées Florence Parly a refusé de commenter ces informations, arguant du secret-défense.

Ils devraient essayer l’exportation de farces et attrapes : c’est rigolo aussi, mais moins cher et beaucoup moins dangereux.