Nantes : travailleurs et étudiants dans la rue

18 Avril 2018

Samedi 14 avril, deux manifestations se sont succédé au centre-ville de Nantes.

La première à 14 h 30, à l’appel de la CGT, de Sud Solidaires, d’étudiants et de lycéens, avait en tête un cortège de cheminots grévistes très combatifs et déterminés à continuer leur mouvement.

Les slogans : « Cheminots en colère, on ne va pas se laisser faire ! » et « Tous ensemble, tous ensemble ! » donnaient le ton. Derrière les cheminots venaient des salariés du public comme ceux du CHU, et du privé comme ceux de Monoprix, ainsi que des retraités, des jeunes, lycéens et étudiants, tous ceux que la politique de Macron est en train de mettre en colère et de faire descendre dans la rue. Le cortège, de 2 500 manifestants d’après la presse, grossissait au fur et à mesure, sans incident avec la police omniprésente : un millier de CRS pour encadrer les manifestants, avec quatre canons à eau et des camions antiémeutes.

À 16 h 30, le cortège a rejoint la deuxième manifestation, celle organisée en soutien aux zadistes de Notre-Dame-des-Landes, pour un nouveau tour en centre-ville qui a rassemblé jusqu’à 8 000 manifestants. Très vite les heurts entre la police et les manifestants ont alors commencé, sous des nuages de gaz lacrymogène et avec l’entrée en action des canons à eau qui ont provoqué des scènes de panique aux terrasses des cafés.

Le gouvernement veut montrer qu’il a les moyens de réprimer. Il agit ainsi en ville, à Nantes, où chaque manifestation donne lieu à un dispositif policier impressionnant. Maintenant il en fait autant à la campagne, à Notre-Dame-des-Landes, où 2 500 gendarmes sont déployés en permanence avec des engins blindés pour contrer quelques centaines de zadistes qui ne se laissent pas faire et rencontrent un soutien croissant.

Il n’est pas sûr que tout ce déploiement de force réussisse « à rétablir l’ordre républicain », pour utiliser les termes de Macron. Pour l’instant, cela produit l’effet inverse.

Correspondant LO