Iveco Bus – Annonay : assez des cadences intenables

18 Avril 2018

À l’usine Iveco Bus d’Annonay, en Ardèche, l’ambiance est de plus en plus tendue. Il y a un mois, après des débrayages pour les salaires qui ont bloqué les lignes, la direction a dû céder 30 euros d’augmentation minimale.

Si Iveco bat tous les records de ventes et de bénéfices, la direction ne veut pas que les ouvriers en voient la couleur. Depuis quinze jours, elle augmente les rythmes de travail en refusant toute embauche ferme. La tension croissante a entraîné des incidents dans certains ateliers, des arrêts de travail et même des démissions. Des bus sortent sans être terminés et s’accumulent sur les parkings avec des pièces manquantes.

Dans les ateliers, nombre d’ouvriers manifestent leur mécontentement en refusant d’accélérer le rythme. Comme l’a dit l’un d’eux : « C’est le chef qui passera une mauvaise journée. » D’ailleurs certains chefs eux-mêmes, excédés par les pressions de la direction, expriment leur mécontentement. Récemment, à l’appel de plusieurs syndicats, les ouvriers de plusieurs ateliers sont partis en débrayage et ont manifesté dans l’usine contre les hausses de cadences. Ils réclament des embauches et, pour eux, cela devrait commencer en proposant des CDI à tous les intérimaires. C’est une première riposte à l’offensive de la direction.

Correspondant LO