Universités : étudiants et personnel en lutte

11 Avril 2018

Douze universités ont déjà été touchées par le mouvement des étudiants qui rejettent la loi ORE, relative à l’orientation et à la réussite des étudiants. Dans ce projet, ils refusent le renforcement de la sélection qui risque d’empêcher nombre de lycéens, en particulier des quartiers populaires, d’accéder aux facultés. Ils refusent aussi la politique d’économies budgétaires qui accroît la difficulté à étudier.

Plusieurs manifestations se sont déroulées le 10 avril, réunissant environ 1 200 personnes, dont des salariés de l’université et des lycéens, à Paris devant la Sorbonne. Une partie du cortège s’est ensuite rendue à Nanterre, en banlieue parisienne, pour réclamer la libération des étudiants arrêtés après l’intervention des CRS sur le campus. Quelques centaines de manifestants ont aussi défilé à Toulouse, à Montpellier et à Lille. Auparavant, des assemblées nombreuses avaient voté la poursuite du mouvement, comme à Rennes II, où les étudiants étaient 2 500, et à Strasbourg. À Rouen, Orléans, Limoges, Nice, Metz ou Nancy, le mécontentement s’exprime tout autant.