Hulot : une couleuvre grosse comme un TGV

11 Avril 2018

Après avoir reculé sur quasiment tous les sujets touchant l’écologie, Nicolas Hulot se taisait prudemment depuis quelques semaines.

Las, un de ses collègues, si ce n’est le président lui-même, a dû lui rappeler qu’il était le ministre de tutelle de la SNCF et qu’à ce titre il se devait d’appuyer les attaques gouvernementales contre les travailleurs du chemin de fer.

Hulot a donc signé une tribune dans le Journal du dimanche pour dire tout l’amour qu’il porte au rail, moyen de transport écologique s’il en est, et aux cheminots, «des femmes et des hommes à qui nous devons beaucoup ». Et d’expliquer que, pour arriver dans un monde merveilleux où l’on passe aisément d’un train ponctuel à un Vélib en bon état, pédalant en souriant dans une ville verte et solidaire, il suffit d’appliquer la réforme prévue à la SNCF.

Pourtant, même un écologiste de salon et de multinationales comme Hulot sait que la mise à mal du chemin de fer, outre le recul social et politique qu’elle implique, se traduirait par le développement d’un transport routier déjà monstrueux.

Mais, comme disait l’autre, «quand on est ministre on ferme sa gueule », ou alors on l’ouvre pour dire comme le président.

P. G.