CHU - Angers : les suppressions de postes ne passent pas

11 Avril 2018

Jeudi 5 avril, près de 400 salariés du CHU d’Angers se sont retrouvés pour manifester vers le centre-ville, déterminés à faire entendre leur refus du plan d’économies annoncé par la direction.

Les manifestants se sont adressés aux passants en distribuant un tract. Beaucoup de conducteurs répondaient en klaxonnant. Dans ce joyeux tintamarre, à coups de clameurs et de sifflets, le cortège est arrivé à la mairie, où les manifestants ont tenu à s’arrêter pour exprimer ce qu’ils pensaient de la dérobade du maire lors du conseil de surveillance du 30 mars. C’est là que les grévistes du Cesame (hôpital psychiatrique) les ont rejoints. Eux aussi se battent contre un plan d’économies, des fermetures de lits et de postes.

C’est le cinquième jour de grève depuis le début de l’année. Et, malgré ses déclarations, la direction sait très bien que son plan ne passe pas. Si les restructurations commencent à être divulguées service par service, c’est bien pour tenter de diviser les salariés, pour éviter que la riposte collective ne s’amplifie.

L’assemblée générale a d’ailleurs décidé de convaincre de nouveaux collègues, pour se retrouver plus nombreux mardi 10 avril à l’entrée de l’hôpital, pour un piquet de 11 h à 16 h, de façon à rendre encore plus visible aux yeux du public leur refus de ce plan.

Correspondant LO