Région lyonnaise : “Le paradis pour eux, pas un radis pour nous”

04 Avril 2018

C’est ce que disait la banderole des grévistes de l’hypermarché Carrefour d’Ecully, dans la banlieue de Lyon, où 150 grévistes ont envahi le magasin et la galerie avec tracts et prises de parole le matin et l’après-midi pour les clients, dont certains applaudissaient, en particulier à « Bompard, on veut notre part ».

À Givors, des grévistes sont venus dès 2 h 30 du matin pour tout bloquer avec des chariots par terre : le magasin n’a pas pu ouvrir. Ils ont eu le renfort des grévistes du Carrefour Contact du centre-ville, qui doit fermer, qui demandent leur reclassement dans l’hypermarché. Au centre commercial de la Part-Dieu à Lyon, c’est la direction qui a finalement choisi de fermer le magasin en début d’après-midi.

À Vénissieux, la direction et la hiérarchie ont fait pression les jours précédents : « Le groupe perd de l’argent, la grève va mettre en danger l’entreprise et il ne faut pas faire pression sur les non-grévistes. » Chose qu’elle-même ne s’est pas privée de faire pour dissuader d’y participer.

Cela n’a pas empêché les grévistes de se retrouver à 150 (80 % de l’effectif présent) pour se rassembler et s’adresser aux clients et aux non-grévistes et manifester dans le magasin et la galerie commerçante, avec force drapeaux syndicaux et slogans, tels que « Les clients, avec nous ! » L’affluence dans le magasin était d’ailleurs moindre ce samedi, certains clients étant informés de la grève. L’objectif, frapper le groupe au chiffre d’affaires ce week-end, un des plus gros de l’année, a été atteint.

Partout les pourcentages de grévistes étaient de 70 à 80 %, comme à Villeurbanne et à Vaulx-en-Velin aussi et, en plus, des employés sont venus sur leurs repos.

Correspondant LO