Des concessions obtenues sous la pression

28 Mars 2018

Les Urgences de Lyon-Sud, en grève depuis le 22 janvier, ont suspendu leur mouvement le 19 mars, avec l’arrivée d’une nouvelle aide-soignante. Tout n’est pas réglé pour autant et c’est bien pour cette raison qu’ils étaient à nouveau en grève le 22 mars et nombreux à manifester avec les autres services d’urgences.

À l’hôpital Édouard-Herriot, 2,8 postes de brancardiers ont été affectés le 1er mars aux Urgences, ce qui est très en dessous de ce que réclament les grévistes. La direction refusant toute nouvelle négociation, les grévistes ont décidé le 19 mars d’occuper ses locaux. Après cinq heures d’occupation, la direction proposait seulement de transférer du personnel vers les Urgences. Pour les grévistes, il était inacceptable de déshabiller Pierre pour habiller Paul. Après cette fin de non-recevoir, ils sont restés dans les locaux jusqu’à ce que la direction, exaspérée, les fasse déloger par la police.

Depuis, deux agents de la sécurité sont en permanence en faction devant son bâtiment et il faut montrer patte blanche pour y accéder. Mais la détermination des grévistes a quand même fait réfléchir la direction qui, en fin de semaine, a fait de nouvelles propositions. Un renfort supplémentaire de 3,2 postes de brancardiers serait envisagé, permettant ainsi de libérer des aides-soignants pour s’occuper des patients. Cela porterait à six le nombre de postes obtenus, sur les neuf réclamés, mais ne serait appliqué qu’à partir du mois de juin. Alors, faute de véritables garanties, il n’était pas question pour les grévistes d’arrêter leur mouvement.

Correspondant LO