CHU de Nantes : un futur hôpital pour la rentabilité, pas pour la santé

28 Mars 2018

Avec un projet à 953 millions d’euros, dont 225 millions subventionnés par l’État, le futur CHU de Nantes fait la part belle à l’ambulatoire. 349 lits vont disparaître car, selon les porte-parole du nouvel hôpital, il ne faut plus raisonner en termes de lits mais de flux. Comprenne qui pourra !

Dans une région où la croissance démographique est de 10 % par an, cette suppression de lits est criminelle. On a malheureusement pu constater le 12 mars ce que peut provoquer une gestion à flux tendu, dans un hôpital en carence de lits et de personnel : une dame âgée de 60 ans a été retrouvée morte aux Urgences de Rennes.

Selon les chiffres de la CGT, à Nantes, la réduction drastique du nombre de lits s’accompagne de la suppression de 800 emplois à temps plein et à temps partiel, afin de réaliser une économie substantielle sur l’enveloppe salariale. La santé du patient n’est plus vraiment prioritaire et l’impératif de rentabilité d’hôpitaux gérés comme des entreprises s’y substitue. Ces économies sont criminelles.

Correspondant LO