EHPAD, retraités : le 15 mars, contre les attaques de Macron

07 Mars 2018

Durant la même journée du 15 mars, retraités et salariés des EHPAD sont appelés à se mobiliser.

Les retraités seront dans la rue pour dire non à l’augmentation de la CSG. Depuis le 1er janvier, 10 millions d’entre eux subissent l’augmentation de 1,7 point de cette contribution sociale généralisée (CSG), ce qui se traduit par une baisse conséquente de leur pension. Cela représente une perte de 306 euros par an environ pour une pension de 1 500 euros brut par mois. La hausse les frappe à partir de 1 200 euros par mois de retraite, à peine au-dessus du seuil de pauvreté qui est de 1 015 euros.

Face à un retraité qui dénonçait la hausse de la CSG, Macron a répondu qu’il assumait le fait de « demander des efforts aux plus âgés ». Cette prétendue solidarité est demandée exclusivement aux classes populaires. Comme l’a déclaré Annie Petit, secrétaire nationale de l’Union nationale des retraités et des personnes âgées (UNRPA – Ensemble et solidaires) : « Pourquoi le gouvernement a-t-il entrepris la suppression de l’impôt sur la fortune afin que les valeurs mobilières des plus fortunés ne soient plus taxées ? Il y a un non-sens à nous désigner comme des nantis ou des privilégiés égoïstes quand on fait ce genre de cadeaux aux grandes fortunes. »

La même journée du 15 mars, les salariés des EHPAD sont appelés à se mobiliser par une intersyndicale composée entre autres des syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, SUD, et ce partout en France. Comme lors de la journée du 30 janvier, ils veulent protester contre la dégradation de leurs conditions de travail et celle des conditions d’accueil et de soins des personnes âgées en perte d’autonomie qui en découle. Ils réclament entre autres l’augmentation du temps passé auprès des personnes âgées à domicile, l’application du ratio d’un employé pour chaque personne accompagnée en établissement, une revalorisation des salaires, et plus généralement une amélioration des conditions de travail.

Le 15 mars, le plus grand nombre possible de salariés et d’anciens salariés doivent se retrouver en grève et dans la rue.

Aline RETESSE