Nos lecteurs nous écrivent : à propos de la retraite des cheminots

28 Février 2018

J’ai été embauché à la SNCF en août 1980 comme agent d’entretien des voies à l’échelon le plus bas. Je suis ensuite devenu ouvrier polyvalent, en contact avec un produit de décapage des pièces de moteurs (le trichloréthylène). Cela m’a valu une infection du sang qui fut la cause par la suite de plusieurs débuts de septicémie. En novembre 1986, j’ai été muté aux ateliers de Châtillon. J’y ai exercé la fonction de remiseur-dégarreur (manœuvres des TGV sur le site) jusqu’à mon départ à la retraite en juin 2014, à l’âge de 56 ans, après 40 annuités de cotisation.

En fin de carrière, mon salaire moyen mensuel atteignait 2 200 euros toutes primes comprises, pour une activité en équipes (3x8), et trois dimanches sur cinq travaillés. Ma pension mensuelle de retraite est actuellement de 1 489 euros.

Un retraité de la SNCF, pas du tout privilégié !