Immobilier : Paris pour les riches

28 Février 2018

Le secteur de l’immobilier est florissant. En 2017, 968 000 maisons et appartements ont été vendus, selon l’association des notaires de France, soit 120 000 de plus qu’en 2016. Les prix sont en hausse et les ventes sont de plus en plus rapides. Et cela ne devrait pas cesser de sitôt.

Les records sont à Paris et dans sa banlieue. Dans la capitale, les prix ont augmenté de 8,6 %. L’augmentation est même de 10 % dans les arrondissements les moins chers, 19e et 20e. Même les familles ayant des revenus plus élevés que les classes populaires sont donc à leur tour chassées de Paris et se reportent sur la banlieue, où les prix de l’immobilier augmentent en conséquence, en particulier dans les quartiers touchés par l’extension du réseau du métro.

Les prix des locations suivent. Même le secteur HLM est très cher. Quant au secteur privé, il est carrément inabordable pour des salaires ouvriers. La spéculation est à l’œuvre. Comme dit un notaire, la hausse nourrit la hausse.

Les prix et la spéculation expliquent aussi que 16,4 % des appartements parisiens soient inoccupés, pendant que des milliers de personnes sont obligées de vivre à la rue.

C’est la logique capitaliste dans toute son absurdité.

Vincent GELAS