La Poste – Rennes : la grève continue et se renforce

21 Février 2018

Après six semaines de grève, les postiers de Rennes-Crimée refusent toujours que la direction supprime six tournées et allonge la journée de travail.

Leur détermination a réussi à entraîner des facteurs des bureaux du Colombier et du Gast à les rejoindre. Ils savent tous que si les facteurs de Crimée réussissent à faire reculer la direction, il sera plus difficile à celle-ci d’imposer des projets similaires aux autres centres de distribution de Rennes.

Malgré la durée de la grève, malgré l’élargissement de celle-ci, les responsables de La Poste font la sourde oreille. Le 15 février, ils ont même fait appel aux forces de police pour déloger les grévistes de l’entrée du Colombier. Mais la direction n’arrive pas à assurer la distribution du courrier en utilisant des cadres. Il y aurait dans certains quartiers des retards de plusieurs semaines.

Le lundi 12 février, elle a donc proposé de discuter avec les syndicats en les recevant un par un. L’assemblée générale a refusé cette méthode dès lors que les grévistes décident démocratiquement de tout ce qui concerne la grève. Il n’est pas question pour eux de n’être pas partie prenante des discussions concernant leurs revendications.

La visite à la PIC (plateforme industrielle courrier) de Rennes, où ils ont distribué un tract signé « le collectif des facteurs en grève », les visites à plusieurs bureaux du département, les confortent dans leur lutte car c’est toujours l’occasion d’échanges fructueux, de prises de contacts utiles pour la suite.

Mardi 20 février, à l’initiative de la CGT et de SUD, un rassemblement de soutien aux postiers en grève était organisé devant la direction de La Poste. Près de 200 personnes y ont participé. Les grévistes y ont retrouvé des salariés de plusieurs bureaux de poste des environs de Rennes qu’ils avaient visités.

Avant la fin du rassemblement, le directeur des bureaux de Rennes, accompagné d’un facilitateur, a proposé une rencontre à la CGT et à Sud. Le collectif des grévistes a formé une délégation pour accompagner les deux syndicats. Arrivés dans la salle, ils ont constaté que la direction avait convoqué d’autres syndicats n’ayant jamais participé au soutien aux grévistes ! La délégation des grévistes a refusé qu’ils soient partie prenante des discussions.

Celles-ci ont vite tourné court car la direction n’a mis en avant qu’un éventuel volontariat pour accepter les changements d’horaires, cherchant ainsi à diviser les grévistes entre eux.

La délégation a donc quitté la salle pour rejoindre l’ensemble des grévistes, qui ont voté la reconduction du mouvement.

Correspondant LO