Atelier TGV de Villeneuve : contre la fermeture annoncée

21 Février 2018

La direction SNCF a annoncé en janvier que la maintenance des rames TGV s’arrêterait d’ici deux ou trois ans sur le site de Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne (500 travailleurs) et serait transférée à l’autre site du même établissement, nommé Conflans, situé au sud de Paris. Pour ce qui concerne les travailleurs, cela reste dans le flou le plus complet.

Si la résignation dominait d’abord les réactions, plusieurs travailleurs se sont ensuite retrouvés pour dire qu’il ne fallait pas se laisser faire et sont allés discuter avec des camarades des autres ateliers.

Un débrayage a été organisé à 10 h, mardi 13 février, afin d’aller collectivement interpeller la direction. L’assemblée générale a réuni environ 170 cheminots, un succès réjouissant pour tous. « Comme quoi c’est possible ! », disait un camarade, dont les collègues sont rarement grévistes mais qui, cette fois, étaient présents et voulaient même partir en grève.

Un flot de questions et d’invectives s’est abattu sur les deux représentants de la direction rapidement descendus de leur bureau. Pendant trois heures les travailleurs, syndiqués ou non, rejoints par les militants de la CGT, de SUD et de l’UNSA, leur ont dit sur tous les tons leur façon de penser.

Quelques jours plus tard, motivés par ce débrayage, une cinquantaine de travailleurs de Paris-Conflans (500 salariés) se sont également regroupés pour marquer leur opposition aux roulements inhumains (jour/nuit/nuit) que veut leur imposer la direction.

Mardi 20 février, après ces deux débrayages qui avaient encouragé tout le monde, le directeur du site de Villeneuve, de retour de vacances, s’est senti obligé de réunir les cheminots pour leur donner des éclaircissements sur l’avenir du site. Il a clairement annoncé qu’après le transfert des activités à Conflans, entre 2018 et 2020, celui-ci fermera.

La fermeture est donc clairement annoncée, et il est tout aussi clair que ce n’est pas sur la direction qu’il faudra compter pour se défendre, mais sur les moyens que les travailleurs se donneront pour le faire.

Correspondant LO