Écoles du Val-de-Marne : non aux suppressions de postes !

07 Février 2018

Pour la rentrée 2018, le projet de carte scolaire du Val-de-Marne prévoit 180 fermetures de classes, dont 110 en maternelle, touchant un tiers des établissements.

Il est également prévu 244 ouvertures de classes, mais ce chiffre comprend les dédoublements des classes de CP de zone prioritaire et de CE1 de zone prioritaire renforcée. En réalité, il n’y aura qu’une quarantaine de nouvelles classes, alors que les effectifs d’élèves attendus seront en augmentation. Au final, cela entraînera obligatoirement une hausse des effectifs par classe et le recul de la scolarisation des enfants de 2 ans.

À cela s’ajoute la perte totale ou partielle des décharges de direction touchant 80 à 100 directeurs d’école. Ce temps de décharge permettait la gestion et l’organisation de la vie de l’école, les relations avec les familles. Désormais, certains directeurs devront passer la totalité ou une partie de leur temps en classe.

Les choses vont empirer avec la fin des remplaçants intervenant sur une zone limitée pour pouvoir prendre en charge rapidement les remplacements de moins de deux semaines. Désormais, tout sera géré à l’échelle du département. Cela signifie la fin des remplacements de courte durée, avec pour conséquence, comme cela arrive déjà trop souvent, des élèves répartis entre différentes classes, faisant monter leurs effectifs jusqu’à 35.

Macron avait promis des classes à 12 élèves. Il en crée en effet, mais c’est au détriment de toutes les autres classes. Mercredi 24 janvier, 200 professeurs des écoles, réunis en assemblée départementale intersyndicale (Snuipp, CGT, Snudi-FO, Sud), ont voté à l’unanimité un appel à la grève pour vendredi 9 février, jour de la prochaine réunion sur les postes à l’inspection académique. Beaucoup d’écoles auront un taux de grévistes important, de 50 à 80 %. Une majorité seront même fermées. Car la colère est forte contre la politique de poudre aux yeux du gouvernement sur le dédoublement des classes, qui masque en réalité des suppressions de postes.

Correspondant LO