Lycée Albert-Bayet Tours : l’enseignement professionnel sacrifié

17 Janvier 2018

La mauvaise nouvelle est tombée à la rentrée de janvier : pour la rentrée 2018, le rectorat de l’académie d’Orléans-Tours, dont dépend le lycée professionnel Albert-Bayet, envisage d’enlever à l’établissement plus de 80 heures d’enseignement.

Les moyens d’enseignement ont déjà été réduits l’an passé, ce qui a entraîné des regroupements avec une réduction des dédoublements de classes qui seuls permettent aux lycéens d’étudier dans de bonnes conditions.

Du fait de la réduction des moyens envisagée, plusieurs postes d’enseignants pourraient être supprimés et les services du ministère proposent tout simplement de supprimer certaines classes. Par exemple, les élèves d’une classe et demie de mécaniciens automobiles seraient regroupés en une seule classe. Plusieurs filières – la restauration comme la maintenance automobile – seraient touchées, alors qu’elles sont très demandées, et font facilement le plein d’élèves. Il est question aussi de regrouper des lycéens de spécialités différentes, toujours dans le but de diminuer le nombre de classes. Mais en fait, tous les secteurs seraient touchés, entraînant une forte dégradation des conditions d’enseignement et d’apprentissage pour les élèves. Des classes s’adressant à des jeunes ayant des difficultés d’apprentissage (élèves issus de Segpa, non francophones, handicapés…) risquent de ne plus bénéficier de la possibilité de travailler en petits groupes.

Les enseignants du lycée et tous ceux qui permettent son bon fonctionnement, direction incluse, craignent que cette réduction de moyens aggrave aussi le climat de travail. Le nombre d’adultes encadrant les élèves se trouverait en effet diminué. Une pétition a été décidée pour exiger de la rectrice que tous les moyens soient maintenus. Et si cela ne suffit pas, d’autres modalités d’action sont envisagées, dont la grève et une manifestation.

Correspondant LO