Banques : frais en hausse, parasitisme aussi

17 Janvier 2018

Après l’augmentation du prix du gaz, des carburants, du timbre, du permis de conduire, l’association UFC-Que Choisir révèle que les tarifs des banques augmentent eux aussi en 2018, et bien au-delà de l’inflation.

En moyenne, les frais sont revus à la hausse de 2,2 % et par rapport à l’année 2013, la différence est de + 9 %. Rappelons que tous les salariés sont contraints de déposer leurs revenus sur un compte et qu’ils payent en fait à leur banque le droit de jouir de leur propre argent. Or le prix de certains services bancaires flambe littéralement : le prix d’un virement augmente de 17 %, la remise d’un chéquier coûtera 11 % de plus.

Les banques mettent en avant la concurrence plus âpre à laquelle elles sont confrontées, qui pourtant ne les a pas empêchées de battre certains records : les bénéfices déclarés l’an dernier par les six plus grandes banques françaises étaient de plus de 23 milliards d’euros, une première.

Les banques n’oublient pas non plus de contribuer à l’aggravation du chômage. Lors des six derniers mois, la BNP a annoncé la suppression de 650 postes, la Société générale de 900 postes, la Banque populaire de 4 000 postes. On voit d’où viennent les profits.

Stéphane FORT