Éducation : les dictées du charlatan Blanquer

13 Décembre 2017

L’étude internationale Pirls (Programme international de recherche en lecture scolaire) a révélé que les compétences en lecture et compréhension des élèves en classe de CM1 en France sont en baisse par rapport au début des années 2000. La France se retrouve 34e sur 50 dans le classement. Selon ce programme, les écoliers connaissent les mots mais n’en comprennent pas le sens.

Fort de cette étude, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a préconisé de faire une dictée quotidienne dans les classes de primaire. Outre le fait que les pédagogues pensent que la dictée ne permet pas d’améliorer la lecture et en particulier la compréhension des textes, ce remède apparaît plutôt comme une manière de noyer le poisson. Le ministre s’est bien gardé de faire le lien entre cette statistique et une autre tout aussi alarmante qui date de 2009 : le taux d’encadrement des élèves en France est l’un des plus bas de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui regroupe les pays développés. Et c’est particulièrement vrai dans le primaire au moment où se fait l’apprentissage de la lecture. Ce taux est de cinq enseignants pour cent élèves, bien loin derrière l’Italie par exemple, qui compte dix enseignants pour cent élèves.

Comme d’habitude, le gouvernement parle de solutions illusoires pour éviter d’avoir à constater qu’il manque des enseignants.

Aline URBAIN