À Lyon, un soutien réconfortant

06 Décembre 2017

Depuis la mi-novembre, une cinquantaine de migrants africains occupent un amphithéâtre de l’université Lyon 2, sur le campus de Bron. Ils y ont trouvé refuge après avoir été expulsés de leur précédent hébergement précaire, une galerie près de la gare de Lyon-Part-Dieu.

Certains de ces migrants, jeunes majeurs déboutés du droit d’asile, sont menacés d’expulsion immédiate, tandis que d’autres sont mineurs. La présidence de l’université, qui avait d’abord accepté leur présence, a subi les pressions de la préfecture et réclame maintenant leur expulsion. Après deux semaines d’occupation, la préfecture leur a proposé un gymnase excentré, près de l’aéroport et du centre de rétention. À juste titre, les migrants craignent que, une fois dispersés, ils soient plus vulnérables aux arrestations.

D’autant plus qu’ils bénéficient d’un climat de soutien chez les étudiants, interpellés par les nombreuses banderoles et les tournées d’amphithéâtre organisées à travers le campus. Ainsi, de nouveaux étudiants viennent tous les jours apporter de la nourriture et des vêtements, ce qui a permis à l’occupation de tenir trois semaines. Une première tentative d’expulsion, vendredi 1er décembre, a été empêchée par un rassemblement de plusieurs centaines de personnes, prolongé le samedi par une manifestation réussie de soutien aux sans-papiers, à l’appel de divers partis et associations.

Mardi 5 décembre, 400 manifestants dynamiques, majoritairement étudiants, se sont de nouveau rassemblés devant la préfecture. Pour obtenir la régularisation immédiate de tous les occupants, cette mobilisation doit se poursuivre. Comme le scandaient les manifestants : « Les migrants sont nos frères, à bas les frontières ! »

Correspondant LO