Le congrès de Lutte ouvrière

06 Décembre 2017

Le congrès annuel de Lutte ouvrière, tenu le week-end des 2 et 3 décembre, a été consacré à des discussions sur la situation sociale et politique du point de vue des intérêts de classe des travailleurs, ainsi qu’aux tâches qu’elle impose à une organisation communiste révolutionnaire.

Quatre textes d’orientation ont été votés et seront publiés dans le prochain numéro de notre revue Lutte de classe : l’un porte sur la situation de l’économie capitaliste, un autre sur la situation internationale. Un troisième porte sur la situation politique issue de l’année électorale écoulée. Le quatrième est consacré à la question du parti, autrement dit à la nécessité de construire un parti communiste révolutionnaire, capable d’être le représentant des intérêts politiques des travailleurs.

Lutte ouvrière ne partage pas l’optimisme béat des commentateurs qui parlent de reprise économique. Pour le monde du travail, la vie est toujours faite de chômage, de précarité, de bas salaires, de difficultés pour se loger, se soigner. La reprise est celle des profits, des dividendes versés aux actionnaires et des cours boursiers. La spéculation bat son plein et la société est assise sur un baril de poudre. La soif d’intérêts de la finance dicte les politiques antiouvrières appliquées par tous les gouvernements.

Notre dénonciation de Macron ne se limite pas à sa petite personne. Nous pointons la responsabilité du grand capital. Les Sarkozy, Hollande, Macron jouent le rôle de fusibles destinés à griller les uns après les autres, et il en sera ainsi tant que l’on s’en prendra à ces sous-fifres sans s’attaquer à la bourgeoisie et à son pouvoir économique et politique. Notre combat vise à renforcer la conscience de classe des travailleurs, pour qu’ils défendent leurs conditions d’existence en osant contester un pouvoir au service du grand patronat.

La domination de la bourgeoisie ne peut pas être l’avenir de l’humanité. Partout où l’on regarde, il n’est question que de crises : dans la riche Europe avec le Brexit ou la crise catalane, ou encore avec la montée de l’extrême droite dans différents pays ; et plus largement, à l’échelle du monde, il n’est question que de guerres, de bruits de bottes, de terrorisme, de drames migratoires.

La classe ouvrière est la seule force sociale capable de s’opposer à cette évolution réactionnaire, en remettant en cause la domination capitaliste. Pour cela, il faut un parti et une internationale communistes révolutionnaires. Contribuer à leur reconstruction à partir des idées de Marx, Engels, Luxemburg, Lénine et Trotsky et des leçons tirées des combats passés de la classe ouvrière, telle est la tâche de notre organisation.

Des camarades de Côte d’Ivoire, d’Haïti, de Turquie, de Grande-Bretagne, d’Espagne, d’Italie, d’Allemagne, de Belgique, des États-Unis ainsi que des Antilles françaises et de l’île de La Réunion ont fait un point sur la situation politique et sociale là où ils militent. Des extraits de leurs interventions seront également publiés dans la revue Lutte de classe.