Castorama : emplois démontés

06 Décembre 2017

Vendredi 1er décembre, plusieurs centaines de salariés de Castorama ont fait grève et manifesté pour protester contre les menaces de suppression de 500 à 750 emplois, visant plus particulièrement les services administratifs au siège et également sur les plateformes logistiques.

Ils réagissent à l’annonce le 8 novembre par la PDG du groupe Kingfisher, propriétaire en France des enseignes Castorama et Brico Dépôt, de la création d’un centre de services partagés à Cracovie en Pologne et de restructurations au siège social situé à Templemars dans le Nord.

Ces restructurations n’ont qu’un objectif : permettre aux actionnaires de Kingfisher, une brochette de fonds d’investissement, de continuer à encaisser leurs dividendes année après année. ­Castorama, à lui seul, a versé 460 millions d’euros à ses actionnaires en 2016 et a programmé pas moins de 600 autres millions en 2017 et les deux prochaines années. L’enseigne a par ailleurs encaissé 40 millions d’euros, 30 pour Brico Dépôt, au titre du CICE, ce crédit d’impôt censé favoriser l’emploi. Mais ce sont des suppressions d’emplois qui sont aujourd’hui à l’ordre du jour, malgré les déclarations de la PDG de procéder à des reclassements dans le groupe.

Les travailleurs de Castorama, qui ont manifesté le 1er décembre devant le siège et devant 17 magasins, montrent qu’ils ne sont pas prêts à attendre les décisions patronales annoncées dans les tout prochains mois. Il y a assez d’argent dans les caisses du groupe pour maintenir tous les salariés là où ils travaillent et garantir leurs salaires.

P. L.