Cartes grises : l’administration en panne

06 Décembre 2017

Un peu partout, divers organismes (CAF, EDF, etc.) exigent de leurs clients ou demandeurs qu’ils s’adressent à eux uniquement par l’intermédiaire d’Internet. Cela au nom d’une plus grande efficacité et rapidité. En réalité, l’objectif est avant tout de faire des économies de personnel, puisque ce sont alors les demandeurs qui font tout le travail.

Depuis le 6 novembre, il en va ainsi maintenant pour se procurer une carte grise lorsqu’on achète une voiture. En principe c’est censé bien fonctionner, sauf s’il y a une panne. C’est précisément le cas avec les cartes grises. Le nouveau système informatique connaît un bug et il y a aujourd’hui 100 000 cartes en retard, sans qu’on sache quand cela remarchera.

C’est évidemment gênant pour les clients qui ne peuvent disposer de leur véhicule, mais aussi pour les concessionnaires et mandataires qui ne peuvent plus vendre, dont certains ont des problèmes de trésorerie et dont les clients envisagent parfois de renoncer. Ils ont demandé à un avocat de prendre en charge cette affaire, et celui-ci réclame au ministère de l’Intérieur, qui gère les cartes grises, une indemnisation de 2 000 euros par jour et par voiture de retard…

Les mandataires et automobilistes réclament aussi le retour à l’ancien système, avec délivrance des cartes grises dans les préfectures. Or, pour le moment, ces services préfectoraux ont été fermés alors que l’échéance approche pour les véhicules qui doivent être vendus avant le 31 décembre !

Voilà comment la recherche d’économies à tout prix provoque la pagaille et une gêne considérable pour tout le monde.

A.V.