Afrique : Macron au service des patrons français

06 Décembre 2017

Macron a posé le 30 novembre la première pierre du métro d’Abidjan.

Ce chantier montre bien ce qu’il entend par l’aide aux pays africains. Le consortium qui construira ce métro est composé de Bouygues Travaux Publics pour le génie civil, Alstom pour le matériel roulant et la signalisation, Keolis pour l’exploitation et la maintenance, Colas Rail pour les voies et systèmes.

À l’origine, il y avait bien dans le consortium deux entreprises sud-coréennes, Hyundai et Dogsan, mais l’octroi par la France d’un prêt de 1,4 milliard d’euros était conditionné à leur éviction au profit de sociétés françaises, ce qui a été fait. Ce montage a été mis au point entre Macron et son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, lors de leur entrevue à Paris en juin dernier.

Le prêt, financé par l’Agence française pour le développement, figure au titre de ce qu’il est convenu d’appeler l’aide au développement. D’autres projets sont à l’étude, consacrés à l’énergie, aux routes, à la défense, à la santé et à l’éducation, pour aboutir finalement à une aide financière totale de 2,125 milliards d’euros, avec la même clause de priorité accordée aux entreprises françaises.

Quand Macron affirmait qu’en Afrique « la France sera au rendez-vous du développement » et augmenterait son aide publique, c’est surtout du développement des trusts français qu’il s’agissait.

Daniel MESCLA