Clichy : les grévistes d’Holiday Inn tiennent bon

29 Novembre 2017

Depuis le 19 octobre, une partie des femmes de chambre, gouvernantes, plongeurs et équipiers de l’hôtel Holiday Inn de Clichy, dans les Hauts-de-Seine, sont en grève. Ils refusent deux mutations arbitraires, les heures travaillées non payées et la dégradation de leurs conditions de travail depuis un an que la sous-traitance est assurée par Héméra.

Les actions initiées par les syndicats CNT-SO et CGT-HPE popularisent la grève. Jeudi 23 novembre, une nouvelle manifestation de soutien aux grévistes s’est fait entendre dans les rues de Clichy. « Héméra voyou, Holiday Inn complice », « Nettoyage, esclavage », « Ordonnances, sous-traitance, c’est la galère » : ces slogans traduisent les revendications des grévistes. Mais ce qui leur tient à cœur par-dessus tout est de se faire respecter par les patrons d’Holiday Inn et d’Héméra.

Tous les téléspectateurs qui ont vu L’œil du 20 heures du 21 novembre ont pu juger sur pièces le patron d’Héméra qui répondait au journaliste : « Vous croyez qu’on gagne notre vie en piquant deux heures à une femme de chambre ?», « Y’a pas à discuter, ce que je mets en place dans mon entreprise, c’est moi qui le décide. »

Vendredi 24 novembre, c’est avec les grévistes d’Onet chargés du nettoyage du réseau SNCF Paris-Nord qu’ils ont manifesté entre les gares de l’Est et du Nord. Le lendemain, les grévistes ont rejoint la manifestation contre les violences faites aux femmes, pour faire connaître leur mouvement et demander un soutien financier aux manifestants.

Le patron d’Héméra est à l’image de ses semblables : plus de travail et de peine pour les travailleurs, pour plus de profits pour les patrons. Mais il est tombé sur un os.

Correspondant LO