16 novembre : montrer que le combat continue !

08 Novembre 2017

Le gouvernement voudrait faire croire qu’une fois les ordonnances signées et confirmées par le Parlement, comme elles le seront très prochainement, cette page sera tournée. Mais il n’en est rien, et il faudra le montrer le 16 novembre.

Le patronat et son représentant à l’Élysée voudraient que les salaires, les primes, les horaires de travail et les modalités des licenciements soient déterminés entreprise par entreprise. Mais, pour faire disparaître ainsi tout droit collectif des travailleurs, il ne suffit pas de signer un texte. Faire respecter leurs droits est d’abord et avant tout une question de rapport de force. Par leur mobilisation, les routiers et les dockers sont parvenus à imposer que les ordonnances ne s’appliquent que partiellement à eux. En se battant, les travailleurs peuvent empêcher les reculs.

Les salariés du public sont eux aussi attaqués : ils vont connaître un nouveau recul de leur pouvoir d’achat avec la hausse de la CSG qui ne sera pas compensée et avec le gel de leurs salaires. Les 120 000 suppressions d’emplois programmées vont entraîner une dégradation de leurs conditions de travail et des services publics les plus essentiels à la population.

Macron et son gouvernement mènent une offensive générale contre tous les travailleurs, qu’ils soient en activité, au chômage ou à la retraite. Pour la mettre en échec, un mouvement d’ensemble du monde du travail est nécessaire. Seule une telle réaction collective à l’échelle du pays permettra de changer le rapport de force avec le patronat, à l’offensive dans toutes les entreprises.

Le 16 novembre, la CGT, FO, Solidaires, la FSU, le syndicat étudiant Unef et les organisations lycéennes Unl et Fidl appellent à une journée de grève et de manifestations contre la politique du gouvernement. Parmi les travailleurs et les jeunes, tous ceux qui refusent cette politique de régression sociale pourront montrer qu’ils sont bien déterminés à continuer le combat.

Marc RÉMY