Dockers : un recul du gouvernement18/10/20172017Journal/medias/journalnumero/images/2017/10/2568.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Dockers : un recul du gouvernement

Après deux semaines de mouvement contre les heures supplémentaires et la menace d’une journée de grève totale dans les ports lundi 16 octobre, les dockers ont contraint le gouvernement à reculer.

Les ordonnances de Macron ne s’appliqueront pas sur les quais, la convention collective y restera la base des contrats de travail. Toutes les entreprises du secteur de la manutention portuaire devront s’y conformer.

Les dockers imposent ainsi le maintien de ce qui découle des conventions collectives : ce qui est obtenu par les travailleurs les mieux organisés et disposant du meilleur rapport de force, ici les dockers du Havre et de Marseille, bénéficie à tous les travailleurs du secteur, syndiqués ou non, en petites entreprises ou en grandes, isolés ou en nombre.

Le gouvernement a donc reculé devant la menace d’une grève des ports, lundi 16 octobre, suivie d’une nouvelle grève, avec tous les secteurs, jeudi 19. Le ministère a tenté de masquer ce pas en arrière en expliquant qu’il s’agissait de respecter « les spécificités du monde portuaire », ce que la direction de la Fédération nationale des ports et docks (FNPD CGT) n’a pas démenti, tout en maintenant son appel à participer avec les autres travailleurs à la journée de lutte contre les ordonnances Macron, jeudi 19 octobre.

Au début du mois, Macron avait déjà reculé devant les travailleurs de la route, et pour les mêmes raisons. Ce président si sûr de lui, si arrogant, n’est pas pressé d’affronter la classe ouvrière sur son terrain, celui des grèves, des coups de colère, surtout si le mouvement, intéressant l’ensemble des travailleurs, menace de s’étendre à tous.

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