Sarkozy : du bling-bling au cling-cling

11 Octobre 2017

Sarkozy avait tout fait pour être le candidat des Républicains à l’élection présidentielle de 2017, espérant, s’il était élu, bénéficier de l’immunité pour échapper aux poursuites judiciaires qui s’accumulent contre lui.

Sarkozy avait été cité dans l’affaire Bettencourt, la riche héritière ayant été soupçonnée d’avoir versé à Éric Woerth des sommes importantes pour financer la campagne présidentielle de 2007 de Sarkozy. Mis en examen en mars 2013, Sarkozy avait obtenu un non-lieu en octobre de la même année. Le financement de sa campagne électorale de 2012 avait été ensuite l’objet des révélations connues sous le nom d’affaire Bygmalion, du nom de la société qui organisait ses meetings. Ses comptes de campagne avaient été rejetés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

Cerise sur le gâteau judiciaire de Sarkozy, le 6 octobre le Parquet national financier a demandé son renvoi devant un tribunal correctionnel dans l’affaire dite des écoutes, où on lui reproche d’avoir tenté d’obtenir des informations dans l’affaire Bettencourt. Il est accusé de corruption, trafic d’influence et recel de violation du secret professionnel.

Certes, même pour un Sarkozy, poursuivi ne veut pas forcément dire coupable. Reste que ses démêlés judiciaires ne sont pas terminés : l’ex-président bling-bling mériterait mieux le nom de cling-cling, pour le cliquetis des casseroles qu’il traîne.

Cédric DUVAL