Un peu de poudre aux yeux

13 Septembre 2017

Lors de sa visite d’un centre d’hébergement d’urgence à Toulouse le 11 septembre, Macron a annoncé la création de 50 000 places supplémentaires, dont 10 000 dans des pensions de famille et 40 000 dans le parc locatif, pour remplacer des nuitées d’hôtel dans quinze territoires volontaires.

Le problème est que ce genre de promesses baptisées Logement d’abord, dont le financement n’est pas prévu, peuvent servir plusieurs fois. En 2009 déjà, le secrétaire d’État au Logement de Nicolas Sarkozy, Benoist Apparu, avait annoncé une « stratégie nationale du Logement d’abord » qui avait fait flop, suivi par Hollande qui lui aussi avait discouru sur le remplacement des nuitées d’hôtel par d’autres formes d’hébergement.

Dans la même veine, Macron a annoncé vouloir porter à 40 000 par an dès 2018, et sur tout le quinquennat, la construction de logements très sociaux. Mais il n’est pas question de revoir à la hausse le financement de l’État proche de zéro, si bien que le décalage entre les discours et la construction de logements abordables n’est pas près d’être comblé.

J.S.