Macron : un serviteur des patrons à Athènes

13 Septembre 2017

À l’occasion de son voyage à Athènes, émaillé d’invectives contre les « fainéants », Macron a aussi donné le 7 septembre une représentation, avec l’Acropole en toile de fond, sur le thème de la « refondation » pour « une Europe plus démocratique ». Mais, dans les coulisses, on a surtout discuté gros sous et contrats commerciaux.

Lors de son discours, Macron s’est posé en défenseur de la Grèce, en prétendant vouloir mettre fin à la guerre civile qui, d’après lui, avait déchiré l’Europe ces dernières années. Un sommet d’hypocrisie ! Car la guerre en question, c’est celle que les dirigeants des grands États européens ont menée à la Grèce en se faisant les huissiers des banques, allemandes et françaises principalement, pour la contraindre à rembourser sa dette, quelles que soient les conséquences pour la population grecque.

Conséquence de cette politique, les classes populaires grecques sont exsangues, saignées à blanc par les institutions financières internationales et celles de l’Union européenne. Mais ce n’est pas cela qui intéresse Macron et la dizaine de PDG qui l’ont accompagné. En effet le gouvernement Tsipras se prépare à des privatisations et les groupes industriels français sont sur les rangs pour profiter de la curée. Total convoite l’exploration d’hydrocarbures en mer Ionienne et au large de la Crète, Suez et EDF lorgnent sur la distribution de l’électricité et de l’eau dans le pays. Les PDG de Sanofi et d’Engie étaient aussi de la partie.

À Athènes, en plus de faire sa propre promotion médiatique comme à chaque fois qu’il en a l’occasion, Macron a joué son rôle de représentant de commerce du capitalisme français.

Boris SAVIN