Profits du Cac 40 et exploitation, des courbes jumelles

06 Septembre 2017

Au premier semestre 2017, les quarante plus grandes entreprises françaises ont accumulé 50,24 milliards d’euros de bénéfices, soit + 23 % par rapport au premier semestre 2016. En tête du classement figurent Sanofi (6,7 milliards d’euros), Total (4,3 milliards), Renault (2,3 milliards), le Crédit agricole (2,19 milliards), LVMH (2,11 milliards), L’Oréal (2,03 milliards), Safran (1,6 milliard). Certaines progressions sont spectaculaires, comme les profits d’ArcelorMittal (+ 233 % par rapport au premier semestre 2016) ou ceux de Sanofi (+ 200 %).

Selon les économistes, à ce rythme les profits de 2016 (75 milliards d’euros) seront battus et le record de 2007 (96 milliards d’euros) sera sans doute atteint, voire dépassé.

Par ailleurs, d’après une firme d’investissement britannique, au deuxième trimestre 2017 les actionnaires des entreprises françaises ont encaissé 40,6 milliards de dollars de dividendes, soit + 6,1 % par rapport au deuxième trimestre 2016. À titre de comparaison, en Grande-Bretagne les actionnaires ont touché 32,5 milliards de dollars de dividendes, et en Allemagne 34,1 milliards.

Ces profits et ces dividendes insolents ne tombent pas du ciel. Ils sont le résultat des suppressions d’emplois et de l’exploitation accrue des salariés, mais aussi des politiques pro-patronales des gouvernements successifs

Julie LEMÉE