Contrats aidés : le plan de licenciements du gouvernement

06 Septembre 2017

Pour justifier la suppression de 150 000 contrats aidés, le Premier ministre s’appuie sur le fait que « 75 % des gens qui disposent d’un contrat aidé, ensuite, n’ont rien. ». Si ce gouvernement croyait réellement à sa propre propagande, il commencerait par trouver un véritable emploi à chacun de ces travailleurs, au lieu de les renvoyer au chômage.

Les conséquences immédiates de cette décision mettent en lumière l’importance qu’ont prise ces emplois. En plus de ceux qui sont embauchés dans les collectivités publiques, nombre d’entre eux permettent aux associations d’aider la population, et en particulier sa fraction la plus pauvre. Ainsi les Restos du cœur de Grenoble ne pouvaient plus servir de repas chauds parce que le contrat de leur cuisinier n’était pas renouvelé.

De nombreux organismes, administrations et collectivités locales sont en train de se rendre compte qu’ils ne peuvent pas fonctionner sans ces emplois que l’on prétend être des contrats d’insertion.

Devant la fronde soulevée lors de l’annonce du gel de centaines de milliers de contrats, le gouvernement a concédé leur renouvellement en outre-mer, dans les secteurs d’urgence sanitaire et sociale et auprès des enfants en situation de handicap au sein de l’Éducation nationale.

Le gouvernement promet des formations à la place des contrats aidés, ce qui est le comble de l’hypocrisie, alors qu’il vient de renvoyer au chômage des dizaines de milliers de personnes dont l’activité était pourtant utile à la population.

Inès Rabah