Politiciens : vous avez dit « moralisation » ?

09 Août 2017

Dans son édition du 2 août, le Canard enchaîné a révélé comment l’ancien ministre de la Justice, Michel Mercier, utilisait des membres de sa famille, en l’occurrence ses filles, comme assistantes parlementaires au Sénat pour des emplois qui semblent bien avoir été fictifs. L’une d’elles était rémunérée 2 000 euros brut par mois pour un travail à mi-temps à Paris alors qu’elle habitait à Londres. Un genre de contrat qui ferait le bonheur de bien des saisonniers !

Le piquant dans cette histoire est que Michel Mercier devait entrer au Conseil constitutionnel, dont les membres sont censés examiner la loi de la moralisation de la vie politique, dite aussi « loi de confiance dans la vie publique »

Michel Mercier y a finalement renoncé après l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet financier. Mais il peut compter sur le soutien de ses collègues du Sénat dont le président a interdit l’accès aux magistrats et policiers qui venaient effectuer une perquisition. Gérard Larcher, le président en question, avait bien sûr voté des deux mains le Code de moralisation de la vie publique….

D.A.