Hôpitaux : urgence !

09 Août 2017

Durant le mois d’août, faute de médecins, le service d’urgences de Saint-Vallier, dans la Drôme, sera fermé entre 20 heures et 8 h 30 le lendemain matin, a révélé Le Parisien du 7 août. Les malades n’auront d’autre choix que de se rendre à Romans-sur-Isère, Valence ou Aubenas, des villes situées à une trentaine de kilomètres. Quant au véhicule du SMUR (service mobile d’urgence et de réanimation), il est bloqué devant l’hôpital depuis septembre dernier, pour la même raison. Il ne fait pas bon avoir une urgence vitale dans la région !

« S’il y avait eu l’effectif suffisant, les Urgences n’auraient pas fermé la nuit », a déclaré le médecin-chef du service de Saint-Vallier. C’est indéniable, mais si tous les hôpitaux n’en sont pas arrivés au point d’être aux abonnés absents pendant les congés du mois d’août, la situation n’est guère meilleure dans nombre d’endroits où le manque de personnel se fait terriblement sentir, à la fois sur les soignants qui doivent se démultiplier et sur les malades contraints à des attentes de plus en plus longues.

Cela n’est guère mieux dans le privé : trouver un médecin ou un dentiste en urgence, y compris dans les grandes villes et pas seulement dans ce que l’on appelle les déserts médicaux, relève de la gageure.

Si tous les gouvernements se sont bien gardés d’imposer quoi que ce soit aux médecins libéraux, y compris le devoir d’assurer un service minimum pendant les mois d’été, rien ne les empêcherait de faire fonctionner les hôpitaux publics avec un effectif suffisant, et cela tout au long de l’année.

M.L.