Smurfit Kappa CNC – Reims : grève contre un licenciement

26 Juillet 2017

Depuis vendredi 21 juillet 2017, à la prise de poste du matin, l’ensemble des 66 salariés de l’entreprise Smurfit Kappa CNC de Reims, usine spécialisée dans l’emballage, se sont mis en grève.

Depuis des mois, le non-remplacement des départs amène un surcroît de travail à ceux qui restent. Cela s’accompagne d’une pression de la hiérarchie qui a conduit bon nombre de salariés au burn-out. Un climat infect qui se traduit par des coups de sang de la part de la hiérarchie. Mais tout cela n’avait que trop duré !

L’annonce, jeudi 13 juillet, qu’un salarié s’était vu interdire de rejoindre son poste de travail et signifier une mise à pied à titre conservatoire dans l’attente d’un entretien avant licenciement a suscité l’indignation. Celle-ci s’est transformée en colère lorsque le motif a été connu : il lui était reproché d’avoir dit à un client qui exigeait de savoir le délai de livraison, son impossibilité de lui donner une réponse précise du fait d’une absence d’information de la part de sa hiérarchie.

En brandissant la menace d’un éventuel licenciement, la direction voulait intimider l’ensemble des travailleurs de l’entreprise. Une pétition a circulé en début de semaine et a été signée par l’ensemble des ouvriers et employés. Le bruit courant d’un débrayage, la direction a essayé de dire que la grève ne serait pas licite. Les travailleurs ne se sont pas laissé prendre et l’ont rembarrée quand, vu les commandes à réaliser, elle demandait de venir travailler les samedis.

Le 21 juillet, jour de l’entretien disciplinaire du salarié, toute l’entreprise, à part les cadres, s’est donc mise en grève, mettant la production à l’arrêt. La direction persistant dans sa menace licenciement, les salariés ont décidé de poursuivre le mouvement le 24 juillet. Devant la détermination des grévistes, la direction a fait marche arrière et a pris l’engagement de conserver l’employé. La grève est suspendue dans l’attente de la notification écrite qui doit intervenir après le délai légal de réflexion. Pour ce qui est de la journée de grève, elle sera prise sur les RTT.

En soutenant leur collègue, chacun avait conscience de défendre sa dignité d’ouvrier et, montrer qu’il est hors de question d’accepter de tels agissements de la part de la direction.

Correspondant LO