Hôpital psychiatrique Saint-Égrève : la direction contre les travailleurs mobilisés

26 Juillet 2017

Jeudi 19 juillet, un rassemblement s’est tenu à l’appel de la CGT devant le Palais de justice de Grenoble pour soutenir la section CGT de l’hôpital psychiatrique de Saint-Égrève dans l’Isère, assignée en justice par la direction. En effet, celle-ci lui réclame, ainsi qu’à l’Union départementale CGT, environ 25 000 euros au titre de dommages et intérêts. Le prétexte ? Des tags écrits sur une palissade et des banderoles, faites avec des draps, suspendues à des fenêtres, et que la direction a fait enlever à prix d’or par une entreprise.

Cette assignation en justice est une véritable provocation et une façon pour la direction d’essayer d’intimider, voire de faire taire ceux qui contestent sa politique depuis des mois. Plusieurs travailleurs ont débrayé et manifesté au sein de l’hôpital en mars dernier. En cause : une réorganisation des horaires qui conduit à une dégradation des conditions de travail, mais qui permet à la direction d’économiser des postes. Cette réorganisation s’ajoute à la fermeture de lits, à un hôpital souvent saturé à 100 % qui ne permet plus d’accueillir les urgences, à moins de faire sortir des patients plus rapidement que prévu.

Les salariés de l’hôpital qui défendent leurs droits et celui des malades refusent de faire les frais de la politique d’austérité dans ce secteur. Et ce n’est pas ce nouveau coup de la direction qui va les faire taire.

Correspondant LO