Hôpital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu Lyon : les attaques ne passent pas

11 Juillet 2017

À Saint-Jean-de-Dieu, hôpital privé de Lyon à but non lucratif, l’Agence régionale de santé veut imposer une baisse du budget de 2,5 millions d’euros, prétextant vouloir mettre à égalité les établissements de la région. Juste avant la période des congés, comme par hasard, la direction a présenté aux instances du personnel « des hypothèses de travail » pour faire face à ce « déficit annoncé ».

Elle envisage la fermeture de deux unités de 26 lits, avec la suppression d’une cinquantaine de postes ainsi que le regroupement de structures extérieures, qui permettent aux patients d’être soignés sans être hospitalisés. L’activité du ménage serait transférée à un prestataire extérieur, ce qui touche une soixantaine d’agents de service.

Quel avenir pour le personnel ? La directrice des soins et certains cadres passent dans les services pour conseiller aux salariés de demander des formations, d’envisager des ruptures conventionnelles. Quant aux patients, ces fermetures d’unités et de structures vont aggraver leurs conditions de soins.

Dès cette annonce, les syndicats ont organisé des assemblées du personnel. Un premier débrayage a eu lieu en juin, regroupant principalement les agents visés par la restructuration.

Personne n’est dupe des tentatives de la direction de calmer les choses en disant qu’il ne s’agit que d’hypothèses. Un second débrayage était prévu le 11 juillet, pour continuer à mettre la pression et préparer la rentrée.

Correspondant LO