Fil rouge

11 Juillet 2017

Ça c’est Paris !
Entouré d’élus de droite et du PS, dont la maire de Paris, Hidalgo, le Premier ministre a présenté vendredi 8 juillet les mesures destinées, sur fond de Brexit, à attirer à Paris les entreprises de la City de Londres. Il faut dire que, de Francfort à Dublin ou Luxembourg, les prétendants se bousculent autour des financiers et spéculateurs sans Bourse fixe. Aussi Philippe a-t-i l déployé tous ses charmes, promettant aux entreprises financières qui viendraient s’installer à Paris de supprimer la tranche à 20 % de la taxe sur les salaires, d’exclure les primes et les bonus du calcul des indemnités de licenciement et d’annuler la taxe sur les transactions financières pour certaines opérations.

C’est un peu cher, peut-être, mais au moins le gouvernement aura la fierté de voir la prochaine crise financière démarrer à Paris.

Pécresse drague les banquiers
« Que voulez-vous, moi j’aime la finance », s’exclamait Valérie Pécresse il y a un an, à l’approche du Brexit.

Aux déclarations d’amour, la présidente de la région Île-de-France ajoute les preuves d’amour. Elle a annoncé l’ouverture d’ici 2022 de trois nouveaux lycées internationaux à Courbevoie, Saclay et Vincennes, destinés à accueillir les rejetons des cadres de la finance revenus de Londres.

Donner plus à ceux qui ont plus, c’est sa priorité.

Un accueil royal

L’hôtel Crillon, à Paris, vient de rouvrir. Il propose quelques chambres, depuis 1200 euros la nuit pour « les gens qui ne sont rien », comme dirait Macron, jusqu’à 25 000 euros pour ceux qui ne sont pas n’importe qui.

Depuis les meilleures chambres, on a une vue imprenable sur la place de la Concorde. Actuellement, on y voit surtout des embouteillages. Pourtant, il fut un temps où les nobles et les accapareurs venaient s’y faire guillotiner. Autre
temps, autres moeurs, mais, sait-on jamais, il n’y aurait que quelques marches à monter…