À Clermont-Ferrand, la solidarité

11 Juillet 2017

À Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, pendant une quinzaine de jours des familles venant de Serbie et d’Albanie se sont installées sur la place du 1er Mai. Ce campement d’une vingtaine de personnes, dont des enfants, était très précaire, faute d’accès à l’eau et de sanitaires. Heureusement, des associations humanitaires comme le Secours populaire et les Restos du cœur ont apporté tentes et nourriture.

Pour espérer recevoir un titre de séjour, ces familles doivent parvenir aux guichets de la préfecture. Mais celle-ci exige que la demande de rendez-vous soit prise uniquement par Internet. Faute de papiers officiels, elles risquent d’être refoulées à tout moment.

La mairie et le conseil départemental affirment qu’il n’y a plus de possibilités d’hébergement d’urgence. C’est le même discours du côté de la préfecture qui, elle, prend tout son temps pour déterminer la situation administrative de chaque migrant, mais ne traîne pas pour ordonner l’évacuation des lieux occupés. Ainsi, jeudi 6 juillet au matin, les migrants de cette place du 1er Mai ont été délogés par la police. Le seul refuge qu’ils ont pu trouver, c’est finalement un campement dans un quartier populaire, loin du centre-ville.

À l’opposé de cette attitude scandaleuse des autorités, des habitants n’hésitent pas à accueillir les migrants. À La Godivelle, du côté du massif du Sancy, le village qui est le plus petit du département, avec 17 habitants, la maire et son conseil municipal ont trouvé le moyen d’offrir une semaine de vacances à des jeunes migrants de 15 à 17 ans.

Face à l’inhumanité du gouvernement, de petites municipalités savent, elles, montrer leur solidarité.

Correspondant LO