Migrants : inhumanité des pouvoirs publics

05 Juillet 2017

Depuis mardi 20 juin, une quarantaine de migrants ont dû s’installer dans un terrain vague du quartier de la Grand-Mare sur les Hauts de Rouen. Ils sont contraints de vivre dehors dans des conditions indignes, sans point d’eau.

Des habitants du quartier, émus par cette situation, sont venus spontanément porter assistance aux réfugiés en leur fournissant de l’eau, de la nourriture, des tentes et des couvertures. Ces migrants, originaires du Soudan et de Somalie, ont dû fuir leur pays en guerre pour sauver leur vie. Beaucoup ont perdu des parents, des proches. Certains sont sur la route depuis sept ans.

En France, ils sont victimes de la politique du gouvernement et de l’État. Ils ont été chassés de leurs campements précédents à plusieurs reprises par la police. Alors qu’ils devraient bénéficier du statut de réfugiés, les autorités font tout pour retarder les procédures d’enregistrement. En effet, la préfecture de Normandie, qui a l’obligation, selon la loi, de recevoir dans un délai de 3 à 10 jours tout réfugié qui fait une demande d’asile, n’a accordé aux migrants de Rouen des rendez-vous que pour fin octobre ! Cette décision inique les prive ainsi pour des mois des droits et aides liés au statut de demandeur d’asile.

L’État français et son gouvernement se vantent de défendre les droits de l’homme. On voit ici ce qu’il en est : ils condamnent au dénuement le plus total des êtres humains qui ont fui la barbarie de la guerre.

Correspondant LO