L’inutile COP 22 : en avant vers le réchauffement !

30 Novembre 2016

La COP 22, qui vient de s’achever au Maroc, n’aura servi strictement à rien. Certains veulent pourtant y voir un petit succès en ce sens que les textes adoptés par la COP 21 ont été officiellement maintenus… sans que cela change quoi que ce soit au réchauffement climatique.

Les protagonistes ont débattu au sujet des aides promises par les pays riches aux pays pauvres – et qui n’arrivent pas ! – en s’inquiétant surtout de la menace de Trump de cesser toute subvention.

Certains se réjouissent du fait que la production mondiale de charbon plafonne et même recule de quelques pourcents depuis 2014. Pas tellement du fait de pratiques plus vertueuses, mais à cause du marasme de l’économie mondiale, qui limite un peu la demande énergétique. Cependant, parallèlement, la production mondiale de gaz naturel et de pétrole ne cesse d’augmenter. Cela fait que la planète continue de relâcher chaque année plus de 30 milliards de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère.

Pendant le déroulement de la COP, l’Agence internationale de l’énergie a publié son rapport annuel. Elle envisage trois scénarios possibles d’ici aux années 2050.

Le plus optimiste, mais jugé improbable, serait un réchauffement limité à deux degrés, comme le souhaitent les acteurs des diverses COP. Le plus vraisemblable est un réchauffement avoisinant les quatre degrés « qui tient compte des promesses récentes faites par les pays pour limiter leurs émissions », ce qui serait de toute façon catastrophique pour de nombreux pays.

Enfin, un réchauffement de six degrés risque fort de se produire « sans efforts supplémentaires », ce qui est justement le cas actuellement, et « aurait un effet dévastateur », engendrant sécheresses, désertification, canicules en même temps que montée des eaux des mers et des océans et renforcement des cyclones et tempêtes.

Le capitalisme qui régente la planète laisse les trusts libres de faire ce qu’ils veulent, en matière énergétique comme dans les autres domaines. Les rares mesures de limitation du réchauffement, prises ici ou là, ne le sont que lorsqu’elles sont subventionnées et rapportent quelque profit. À défaut, rien n’est fait.

Le renversement du capitalisme s’impose non seulement pour en finir avec l’exploitation, la misère, les guerres, mais tout simplement pour empêcher que la planète devienne inhabitable.

André VICTOR