La candidature de Nathalie Arthaud : exprimer sa confiance dans la classe ouvrière

30 Novembre 2016

La droite s’est choisi, en la personne de Fillon, un candidat qui affirme clairement sa volonté de s’en prendre aux droits des travailleurs. À gauche, la course à la sélection des primaires du Parti socialiste a commencé et occupera la scène médiatique jusqu’à la fin du mois de janvier. Mais à défaut d’avoir un candidat, le PS a de toute façon un bilan : l’ensemble des mesures antiouvrières prises depuis l’élection de Hollande en 2012. À coups de lois Macron et El Khomri, en augmentant la TVA et les impôts, en versant des dizaines de milliards au patronat au nom de la compétitivité, la gauche au pouvoir a pris le relais de la droite pour servir au mieux les intérêts de la bourgeoisie. Sous Hollande comme sous Sarkozy avant lui, les droits et les conditions de vie des travailleurs n’ont cessé de régresser.

Profitant du discrédit frappant tous ceux qui ont gouverné ces dernières années, Le Pen et le FN cherchent à intégrer ce club des politiciens ayant accès aux responsabilités, qui leur était resté fermé jusque-là. S’ils ont plus que les autres recours à la démagogie, ils sauront eux aussi se montrer de loyaux gestionnaires du système capitaliste, le seul qu’ils ne critiquent jamais.

Au moment des élections, les travailleurs sont appelés aux urnes pour départager ces politiciens en choisissant ainsi eux-mêmes ceux qui, demain, leur imposeront plus d’exploitation, plus de chômage, plus de misère ! Voilà à quoi se résume pour les travailleurs la prétendue démocratie.

À l’opposé de toute cette mascarade, Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière, se présente pour faire entendre le camp des travailleurs, de ceux qui veulent exprimer leur refus des licenciements, de l’exploitation, du pouvoir des actionnaires et des patrons. Seule candidate communiste, elle se présente aussi pour défendre la perspective d’une société qui ne soit pas fondée sur la course au profit.

Un tel vote ne changera pas la vie : aucune élection n’a pu le faire. Pour faire reculer leurs exploiteurs, les travailleurs seront de toute façon obligés de mener de vastes et profondes mobilisations. Mais ceux qui voteront pour Nathalie Arthaud feront un vote de conscience et de dignité, exprimant leur confiance dans la capacité des travailleurs de relever la tête dans l’avenir.

Marc RÉMY