Hollande : président de la hausse du chômage

30 Novembre 2016

Pour le mois d’octobre, Pôle emploi annonce une petite baisse de 0,3 % du nombre de travailleurs sans aucune activité ­rémunérée (catégorie A), soit 11 000 chômeurs de moins. Il n’en faut pas plus pour qu’Hollande s’enflamme : « La bataille pour l’emploi est longue mais elle porte ses fruits.» À ce niveau-là, il s’agit de tout petits fruits !

Bien sûr, Hollande éclipse le chiffre de l’Insee qui relève une hausse du chômage de 0,1 % pour le troisième trimestre, soit 31 000 chômeurs de plus. Et il préfère fanfaronner sur les chiffres, donnés par Pôle emploi, de 100 000 demandeurs d’emploi en catégorie A en moins depuis un an. À supposer que ce chiffre soit juste, la baisse est dérisoire. À ce rythme là, Hollande, qui a conditionné sa candidature à l’inversion de la courbe du chômage, pourra en être, mais pour la présidentielle de… 2027.

En fait, ce chiffre masque complètement la réalité. Car si, aux chômeurs en catégorie A, on ajoute les salariés qui ne travaillent que quelques heures par semaine et les chômeurs en formation, en reprenant les chiffres de Pôle emploi, on arrive à près de 85 000 chômeurs en plus en un an et à plus de 1,2 million depuis l’arrivée au pouvoir de Hollande en 2012 !

La bataille pour l’emploi à la sauce Hollande, c’est 40 milliards donnés au patronat par an sans contrepartie aucune, par le biais du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et du pacte de responsabilité, mis en place en 2013. À l’époque Gattaz, le président du Medef, avait vaguement promis un million d’emplois.

Le vrai résultat, c’est un million de chômeurs en plus.

Arnaud LOUVET