Puy-de-Dôme : faux socialiste, vrai patron

01 Juin 2016

Député du Puy-de-Dôme, maire depuis longtemps d’une commune proche de Clermont-Ferrand, membre de la direction régionale du PS, Jean-Paul Bacquet vient d’être condamné par le Conseil des Prud’hommes.

En effet, il a exploité pendant des années l’un de ses employés, qui lui servait de chauffeur et d’homme à tout faire. Mais c’était sans lui payer les heures supplémentaires, sans déclarer les heures de nuit et finalement, au bout de treize ans, en le licenciant sans motif.

Le tribunal a considéré que cet employeur était en infraction totale avec la législation du travail. ­Bacquet devra donc verser à son ex-employé près de 19 000 euros pour les heures supplémentaires non payées et 20 000 euros de dommages et intérêts pour licenciement abusif. Le député contrevenant se déclare « indigné et écœuré » parce que son affaire fait du bruit.

Bacquet n’a pourtant que ce qu’il mérite. Son comportement est d’ailleurs dans la droite ligne de sa position à l’égard de la loi travail, qu’il approuve sans réserve, prétendant qu’elle constitue un véritable progrès social. On comprend pourquoi : cette loi rayerait d’un trait de plume un grand nombre de droits des salariés. Ceux qui, comme Bacquet, ont pris l’habitude de s’asseoir dessus n’auraient plus de raisons d’être condamnés !

Correspondant LO