À Clermont-Ferrand01/06/20162016Journal/medias/journalnumero/images/2016/06/2496.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

loi travail

À Clermont-Ferrand

En cette huitième journée de grève et de manifestation, la mobilisation s’est maintenue avec environ 2 000 manifestants.

Les travailleurs des mêmes entreprises des journées précédentes étaient encore là, beaucoup reprenant le slogan « Retrait de la loi travail ». Il y avait eu des appels à des arrêts de travail, notamment chez Michelin, avec des débrayages dans les ateliers.

Le trajet était inhabituel, allant de la place Delille à la gare SNCF, où plus d’une centaine de cheminots occupaient la gare. Après un discours d’un responsable CGT des cheminots, la grève reconductible a été votée à main levée à partir du 1er juin.

Les manifestants, dont le nombre avait presque doublé, sont allés jusqu’à la préfecture. Et même une partie – environ 500 – ont prolongé leur marche jusqu’au palais de justice, où se déroulait le procès d’un militant CGT emprisonné depuis un mois, suite à des incidents à la mairie.

Des militants CGT du bâtiment dans la zone industrielle du Brezet ont diffusé un tract de protestation contre la mise en place du compte de pénibilité à partir du 1er juillet, en rappelant que les métiers du bâtiment sont parmi les plus durs et les plus dangereux, avec 200 morts par an.

Des actions de blocage ont eu lieu à Cournon, devant la plateforme logistique de marchandises des magasins Simply Market du groupe Auchan. Des militants CGT, dont une partie avait bloqué l’entrepôt d’essence situé dans la même zone industrielle et qui avaient été délogés par la police quelques jours auparavant, ont refait un barrage devant cette plateforme, avec le renfort de militants de Nuit debout. Plus aucun camion n’entre ou ne sort depuis quelques jours, ce qui a touché très vite des magasins Simply dont certains rayons sont vides. Quant au personnel de cette plateforme, environ 400 salariés, les trois quarts se sont mis en grève.

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